Psychologie

On parle beaucoup de prise de conscience, et le climat est un problème de prise de conscience. Mais c’est aussi un problème de psychologie et de changement de comportement — et ce sont deux domaines distincts. Nous devons mener et remporter chaque jour cette bataille intérieure pour pouvoir nous engager dans celle qui se joue à l’extérieur.

La raison vous dit quoi faire. La ténacité vous donne la force de passer à l'action.

Il existe une distinction fondamentale entre la perspicacité et la mise en œuvre. Pour avoir un impact sur le climat face à des siècles de surexploitation, il faut une véritable force mentale. Nos fondateurs ont forgé cette force mentale dans d’autres domaines, puis l’ont mise au service de la nature lorsque leur conscience a évolué.

Comment nous mettons en pratique la conscience

Jhony et Fernando portent haut les couleurs de Nature à la COP30

La conscience comme critère de sélection des projets.

  • La plupart des financements liés au climat considèrent les forêts comme un simple stock. Nous traitons le capital naturel comme un sous-produit. Nous n’acceptons un projet que si nous constatons une prise de conscience de l’autre côté de la table — une communauté qui connaît son propre territoire, ses propres données scientifiques, ses propres décisions. Ce n’est pas un critère secondaire. C’est la condition sine qua non. Nous avons refusé des projets bien financés avec des propriétaires fonciers disposés à coopérer, car leur rapport au territoire relevait de la propriété plutôt que de la gestion responsable. Nous avons accepté des projets plus modestes dans des zones géographiques plus difficiles parce que la prise de conscience était réelle et que le travail leur appartenait.

  • Notre rapport à la nature reflète notre rapport à notre moi le plus profond.

La conscience en tant que conception de la gouvernance.

  • Nous sommes très conscients de l'importance d'un usage approprié du pouvoir. La structure interne de Savimbo a été conçue pour que l'esprit d'initiative reste présent même après le départ des fondateurs. Le pouvoir se situe au niveau de l'anneau extérieur de l'organisation, et non au sommet. Les décisions sont réparties entre un mandala composé de sept moteurs et trois rôles de fondateurs. Les aspects scientifiques et les décisions importantes sont prises collectivement. Les communautés ne passent pas par des intermédiaires : elles signent directement avec nous, sont payées directement et prennent leurs propres décisions. Rien de tout cela n'est purement symbolique. C'est ainsi que nous maintenons la conscience dans notre travail à mesure qu'il prend de l'ampleur.

  • Les organisations véritablement dynamiques possèdent des structures fractales capables de s'autoreproduire, à l'image de la nature.

La conscience comme consentement.

  • Le consentement libre, préalable et éclairé (FPIC) n’est qu’une case à cocher dans la plupart des projets liés au carbone. Nous le considérons comme une pratique continue, transfrontalière et intergénérationnelle — ce que nous appelons le FPIC+. Notre méthodologie en matière de biodiversité (ISBM) invite les communautés à identifier leurs propres espèces indicatrices plutôt que de leur imposer une liste universelle. Notre protocole sur l'eau (Water Bucket Protocol) met des instruments scientifiques entre les mains des communautés. Chacun d'entre eux est une prise de conscience traduite en procédure : il ne s'agit pas de dire « nous savons mieux que vous », mais « vous connaissez votre territoire — mesurons ce que vous observez déjà ».

  • L'autonomie des êtres conscients est l'une des lois les plus fondamentales de la planète. Elle est à la base de tout consentement et de toute collaboration véritables.

  • « Ce qu'on a fait de génial, c'est qu'on n'a pas baissé les bras. »

    — Jay-Z

  • « L'une des meilleures qualités que l'on puisse posséder, c'est d'apprendre à garder une bonne attitude sans raison particulière. »

    - Mel Robbins